
Noémie BREDAS, Designer textile
Quand et comment tu as découvert ta passion pour la couture ?
N : Après le bac, en magasin, je ne trouvais pas de vêtemnts à ma taille, 1m85, j’ai commencé par faire un pantalon. C’est l’origine de ma passion.

Tes premières créations ?
N : un pantalon flaire en wax, il y a 3 ans. Il avait ses défauts mais il était pas mal pour des débuts.

Quels sont les étapes de la conception à la réalisation de ce pantalon ?
N : J’ai recopié un pantalon que j’avais déjà mais qui était trop court, et je l’ai rallongé pour qu’il arrive au niveau des pieds. À la conception, je dois avouer que c’était difficile avec la machine, je me suis lancé dans le tas. Je n’avais pas toujours les bonnes aiguilles, puisque chaque aiguille a son tissu, ainsi que sa tension de fil.

Tissus et matériaux préférés ?
N : La viscose. Une matière assez extensible, qui permet de bien épouser les formes. et lors de l’ajustement c’est plus simple. Quand on a un tissu sans élasticité il faut mettre des pinces, contrairement aux tissus avec élasticité qui sont moins nécessaire.

Les défis rencontrés en tant que couturière ?
N : Bien prendre les mesures. C’est mon défi. Je fais souvent sans patron, j’me casse la tête alors qu’il est plus facile de faire le patron. J’aime foncer dans le tas et faire à l’oeil.
Ta technique de couture ou ta méthode préférée ?
N : Les ourlets, je suis imbattable. Ou même pour ajuster des pantalons. J’ai eu l’occasion de travailler avec des hommes, et à la moindre prise de mesure je ne me rate pas dans les ajustements.

Est-ce que tu suis des tendances ?
N : Je suis les tendances et je les adaptes à mes idées pour créer des looks originaux. J’adapte aussi le tissu par rapport aux conditions météorologiques, la chaleur de la Martinique ou la guadeloupe. Et a force de travailler sur un projet, on fini par se laisser porter par la vibes pour laisser parler sa créativité.
Que dirais-tu à quelqu’un qui veut se lancer en couture ?
N : Je dirais d’investir dans une petite machine, mais surtout de se lancer, même si on voit que l’échec est présent, on apprend de nos erreurs. J’ai eu beaucoup d’échec en couture, mais au final on sait comment appréhender la machine et ainsi réaliser de plus belles pièces par la suite.

Ta première commande, comment elle s’est passée ?
N : Ma première expérience client en couture, a été une jeune fille qui voulait un ensemble body fleuri avec une cape fleurie. J’avoue avoir beaucoup paniqué, on a eu une seule session de retouche par manque de disponibilité. Et j’étais en stress quand elle est venue récupérer sa commande.
C’était la première fois que je travaillais avec des fleurs artificielles, toutes cousues sur le body à la main, C’était une très belle expérience. et la cliente était très satisfaite

Est-ce que tu as des projets en cours ? Et des types de vêtements et d’accessoires que tu aurais aimé utiliser ?
N : J’aurais beaucoup aimé travailler par la suite la broderie, pour accentuer l’effet luxe de certaines pièces. Par la suite j’aurais aimé ouvrir une maison de création, ou une maison de créateur aux Antilles.
La couture influence ton style au quotidien ?
N : Oui, surtout quand je vais à certains évènement, je réalise des pièces exprès pour ça. J’ai déjà eu quelques réflexions, du style « je peux avoir le contact » , « c’est toi qui a fait ça » etc.
Dans la semaine, je porte beaucoup plus de vêtements acheté en magasin, que faits par mes mains. J’ai plus de temps pour faire des vêtements pour les autres que pour moi.
LE CROCHET

Concernant le crochet, comment tu as commencé et qu’est-ce qui t’a attiré ?
J’ai commencé, tout comme la couture, après le bac, c’était un défi personnel. Je n’arrivais pas à aboutir mes projets en crochet… j’ai réussi un maillot, puis un top. et pendant mon BTS, mes profs et mes camarades lançaient des petites blagues sur le fait que j’allais lancer ma marque, que j’ai pour projet de déposer.
On m’a déjà demandé de faire des pièces pour des jeunes mannequins.

Quel est le projet crochet, dont tu es le plus fier?
N : La robe rouge qu’on a shooté aujourd’hui, m’a pris 6 jours à peu près. Je dirais environs 4h par jours. Je suis fière de ce projet parce que je n’ai jamais expérimenté les robes longues, c’est quelque chose que j’apprécie dans mon quotidien, c’était un gros challenge et une grande réussite. C’est mon coup de coeur.

Quelles sont les laines ou les fils que tu aimes utiliser pour tes projets ?
N : Je préfère utiliser le coton, il est plus adapté aux temps tropicaux, surtout par rapport à la transpiration, c’est plus confortable et moins sujet aux allergies. Comparativement aux matières synthétiques.
Et oui on peut se baigner avec, nager etc. et on peut même plonger s’il est bien attaché !

Style de crochet que tu aimes bien ?
N : J’aime le crochet traditionnel, mais j’aime mélanger les style, les capuches sur des robes, ou encore des cagoules. J’adapte le traditionnel avec la modernité.

Créateur du monde du crochet qui t’influences ?
N : J’ai pas les noms en tête, souvent des canadiens qui vivent dans les pays froids. aux Antilles on voit des pièces qui se ressemblent donc j’essaye de voir ce qu’ils font plus loin.

Quels sont les erreurs que tu vois sur les créations des autres jeunes créateur qui font du crochet ?
N : Ce que je vois souvent c’est le fait d’insérer les fils aux bons endroits, où quand ils n’ajustent pas assez sur les personnes. C’est surtout ce qui tape à l’oeil. Et au fil des années on s’habitue à bien faire les choses. Mais ce n’est rien de méchant .

Astuce ou secret de crochet que tu aimerais partager avec les lecteurs ?
N : Alors, une crocheteuse m’a posé la question concernant sur la prise de mesure. Je conseille souvent de diminuer sur la taille de la base, on commence avec une chainette ensuite on fait des mailles et doubles mailles, je dirais de diminuer un peu sur la taille de la base et de mesurer avec la chainette pour avoir la mesure souhaité. Ça rend la réalisation plus élastique et plus ajustée.

Pour ajuster au crochet, après la création, comment on fait ?
N : On défait tout et on recommence, en général !
Mais pour les ajustement de dernière minutes on fait une couture à la main. Mais pour que ce soit niquel il faut tout recommencer.

Quels sont les types de projets que tu trouve les plus amusant ou relaxant ?
j’avoue que les maillots deux pièces sont vraiment facile. Limite yeux fermés. Ou encore les jupes de plage. C’est pas trop complexe et c’est super relaxant.

Au quotidien est-ce que tu portes des créations au crochet ?
N : je ne les portent pas trop, j’essaye de privilégier des pièces qui sortent du quotidien, je trouve qu’ils ne sont pas approprié pour être porté au quotidien.

Objectifs et rêves futur pour le crochet ?
N : Participer à une foire en tant qu’artisan ou encore un défilé 100% crochet, pour montrer des créations atypiques aux Antilles.

Est-ce que ton public est avant tout adulte ? crochet pour bébé ?
N : J’ai eu une commande pour une naissance, mais j’avoue être plutôt orienté vers les adultes.
Si on a quelque chose en tête il faut se lancer,il ne faut pas regarder à la concurrence.

@Nono.sdesign si vous voulez découvrir son travail
